BIODY MANIE

BIODYMANIE

BIODY-MANIE : piratage forestier du terme « biodynamie »,  UNE SÉRIE D ARTICLES DU PIRE AU PLUS CLAIR

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« Une agriculture plus durable sur des bases scientifiques modernes<—-ICI
La première révolution verte était fondée essentiellement sur l’amélioration génétique. Mais à l’époque, on ne comprenait pas bien la relation mycorhizienne. Depuis quelques années, les études scientifiques ont permis de mettre au point des technologiques nouvelles et la deuxième révolution pourrait passer par une utilisation optimisée de la relation symbiotique entre champignons et plantes.
Les mycorhizes, une symbiose plante-champignon
Il y a deux moyens de créer ou de recréer cette relation essentielle à la santé de la plante :
-raiter les racines ou le sol avec des « inoculums », des suspensions de spores (sous forme de liquide, de poudre, ou de gel). Cette technique est utilisée, entre autres, en Inde et au Canada.
changer les méthodes de culture – réduire ou éliminer les intrants chimiques, ainsi que le labourage du sol, utiliser la plantation intermédiaire – pour favoriser la production de souches indigènes de champignons. Cette seconde solution, que l’on pourrait appeler l’approche agro-écologique, nous rapproche de l’agriculture biologique ou biodynamique, et de l’agroforesterie ».
L’auteur, comme si souvent, confond les cultures biologique, biodynamique agro-écologique etc…
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« La biodynamie, une nouvelle chance pour le chêne pédonculé ?<—-ICI
Les 500 chênes pédonculés du site ont reçu un traitement de biodynamisation. Au préalable, l’analyse du sol permet de sélectionner, parmi les micro-organismes présents, des bactéries fixatrices d’azotes et solubilisatrices de phosphore. Celles-ci sont ensuite multipliées en laboratoire, puis réinjectées dans le milieu, au moment de la plantation. Par ailleurs, l’ajout de champignons mycorhiziens vise à fortifier les jeunes arbres. Un broyat issu d’un taillis fournit aux racines un apport carboné.
La méthode a été mise au point par le laboratoire Agronutrition (groupe De Sangosse) pour l’agriculture, lequel se charge ici de la multiplication des micro-organismes. Pour la première fois, Daniel Soupe, basé dans l’Ain, expérimente cette biodynamisation en milieu forestier. Le pépiniériste a commencé, il y a six ans, à adapter, aux arbres d’ornement, ce procédé d’inoculation de champignons mycorhiziens et d’ensemencement par bactéries. Avec, à son actif, des réalisations dans une dizaine de villes, à Nancy, Pantin ou Genève ».
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ICI—->« Biodiversité Première européenne : 1 000 arbres plantés en biodynamie en forêt26/01/2017 – Anne-Lise de Reforest’Action

En partenariat avec le syndicat départemental de l’Ain de Fransylva, Reforest’Action a planté 1 000 chênes fin janvier à Châtenay (Ain) selon la méthode expérimentale de bio-dynamisation forestière. C’est la première fois en Europe que cette technique de plantation écologique et responsable est utilisée en milieu forestier !
Malgré la neige et le froid, une cinquantaine de planteurs étaient présents ce mercredi 25 janvier. Jean-Pierre Bouvard, Président de Fransylva Ain, Daniel Soupe, pépiniériste-biologiste à l’origine de la bio-dynamisation forestière, Cyrille Chaffard, maire de Châtenay, ainsi que des propriétaires forestiers de la région, ont rejoint l’équipe de Reforest’Action afin de mettre les jeunes chênes en terre.

Technique expérimentale propre au milieu forestier, cette plantation d’arbres n’a pas de lien avec les principes de l’agriculture biodynamique imaginés par Rudolf Steiner. [ MAIS ALORS POURQUOI L’EMPLOYER ? ]

Dans un premier temps, les champignons mycorhiziens, utilisés pour favoriser la croissance des plants, ont été insérés dans une substance gélatineuse, afin de les conserver et de garantir leur adhérence optimale aux racines. Les racines des jeunes chênes ont ensuite été plongées dans la mixture ».

LE GOUT DU FLOU

« PAS DE LIEN AVEC LES PRINCIPES… » ? En effet cette méthode est même récusée par Steiner  qui ne pense que « rayonnement cosmique » et « forces vivantes »:

« R. Steiner cite deux méthodes inappropriées. Il déclare, d’une part, <—ICI que les tentatives d’inoculer des bactéries au sol ne donnent pas de résultats durables et sont peu fructueuses (1). Il faudrait « faire convenablement pénétrer par rayonnement, à partir de l’environnement cosmique, ce dont les plantes ont besoin… il s’agit d’incorporer (à la fumure) des forces vivantes« . Et depuis les recherches de Madame Kolisko sur les actions des entités infinitésimales, « on peut considérer comme tout à fait scientifique le fait que, précisément dans de petites quantités, du fait que l’on utilise des quantités infinitésimales de la façon qui convient, les forces rayonnantes dont le monde organique a besoin, sont libérées ».

(1) Ceci devrait nous interroger sur la compatibilité avec la méthode biodynamique de l’emploi des inoculations bactériennes de type « EM » ou encore les mycorhizations artificielles, les inoculations de rhizobiums ou l’emploi des trichodermas.

MAIS ALORS POURQUOI CETTE USURPATION ?

Aux sylviculteurs de répondre ! à qui cela profite-t-il de se parer des « plumes » des biodynamistes ? Peut-être plus à ceux-ci (leur champ d’action paraît s’étendre) qu’aux sylviculteurs qui ont jour auront le reproche de tout mélanger.

Cependant avec ce GOUT du FLOU, les biodynamistes eux-mêmes ont aussi récupéré abusivement l’homéopathie. Sans parler de ce charmant vigneron qui sur A2 présente ses traitements « biodynamiques » uniquement sous forme de tisanes, sans citer les étranges préparats capteurs de forces cosmiques, dont il parle pourtant sur son site : crainte d’effaroucher le lecteur un peu rationaliste ?


A NOTER QUE LA BIODYMANIE A  ENCORE FRAPPÉ… DANS LE BÉTON :

Une entreprise suisse affirme rendre le béton agréable à vivre, en  y introduisant un additif extraordinaire, à base de … coquille de Nautile, et de fémur de Geai, plus divers métaux. Le tout évidemment dilué « de façon astronomique » (1/160 milliards). Découverte d’un « voyant » inspiré de l’anthroposophie !

 

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