LE « 13H15 le samedi » DE A2 NOUS RÉVÈLE LA BIODYNAMIE « soft »

 Bain calendrier

(mes excuses à la chaîne A2 qui a interdit le visionnage de cette vidéo/youtube au nom des droits d’auteur !)

TISANES ET CALENDRIER LUNAIRE  QUOI DE PLUS RASSURANT !

Le 26 août la télé en a rajouté dans la pub pour la biodynamie : voir l’émission sur google chrome . Après la visite du Goetheanum, la campagne de com’ se poursuit…

Le spectateur  ne peut évidemment qu’apprécier le courage de ce biodynamiste,  bad boy en butte aux vilenies du syndicat de Pouilly-Fumé, mais dont le « vin naturel » se vend jusqu’aux USA, où il émerveille les plus fins palais.

Parfait ! Mais pourquoi donc nous masquer le côté immonde « charcuterie » des préparats utilisés en biodynamie ? maturation (pardon, « transsubstanciation ») dans cornes, mésentères, ou intestin grêle de bovin,  vessies de cerf, et autres crânes de chien, chat ou autre animal domestique qui sont pourtant la base du fonctionnement de cette viticulture absolument pas « naturelle ».

Le spectateur, charmé par le côté bucolique du personnage présenté joliment en pleine récolte des jolies petites fleurs d’achillée millefeuille, ne peut imaginer à quel point la biodynamie est masquée derrière ce portait flatteur !

récolte millefeuilleQuel charme dans cette tisane d’osier mijotant doucement dans le fait-tout ad hoc (traitement d’ailleurs non-recommandé par les adeptes de R.Steiner, celui-ci n’ayant probablement pas reçu de message d’en haut à ce sujet !)

Mais alors, mais alors, un faux biodyanmiste ?

pas de préparations magiques, pas de biodynamisation mystérieuse en récipient de cuivre en relation avec les forces de régénération de Vénus, pas de conservation sous la tourbe, à l’abri des radiations électro-magnétiques, et des smartphones, comme  des bruits parasites, perturbations capables de faire fuir les fameuses forces cosmiques si laborieusement piégées ?

BIEN SûR QUE SI : il suffit de consulter le site du vigneron :

« C’est avant tout une démarche qui s’appuie sur le respect de l’équilibre naturel. Pour ce faire, l’attention est portée sur le sol « nourrice » de la vigne, puis sur la plante elle-même. L’apport de composts biodynamiques (différents fumiers de polygastriques mis en tas et ensemencés des préparations biodynamiques 502 à 507) est réalisé après observation durant la croissance de la vigne (état du feuillage, croissance des rameaux, vigueur), de ses « maladies » et de la dominante de certaines plantes bio-indicatrices qui permettent de faire un diagnostic sur l’état du sol. Une préparation biodynamique appelée 500 (corne de bouse) est appliquée sur le sol (2 fois par an) et s’adresse directement au sol et aux racines de la vigne. Chacune de ces interventions est réalisée de préférence en lune descendante (automne lunaire).
Parallèlement aux apports au sol, la vigne elle-même est l’objet de soins tout au long de l’année. La préparation biodynamique dite 501 (silice de corne) s’adresse directement au système aérien de la plante (on choisira de préférence un jour lorsque la lune est ascendante). Contre les maladies et les parasites, des mesures préventives et la recherche d’un environnement favorable aux auxiliaires (prédateurs naturels des parasites de la plante) sont préférés. Contre les cryptogames sont utilisés des tisanes de plantes, du soufre, de l’argile et de la bouillie bordelaise en quantités limitées. »

je n’insisterai pas sur la possibilité que s’accorde le vigneron de sulfiter un peu en cas de nécessité : « Seule une pointe de sulfite peut-être rajoutée lorsque cela est nécessaire sur certain millésime et sur certaines cuvées ». (l’horrible sulfite « à base de pétrole »)

ET POUR COMPLÉTER LE TABLEAU , le calendrier lunaire et planétaire !

Le malheureux ignorait le discrédit jeté aujourd’hui PAR LES ANTHROPOSOPHES BIODYNAMISTES sur l’usage de ce calendrier : faire de la biodynamie une agriculture « lunaire », c’est dramatique (P.Masson, Dr du MABD, qui vend pourtant les préparations ET le calendrier),  et « c’est le symbole de l’affaiblissement de la biodynamie », selon le Gœtheanum lui-même.

Une première conclusion serait la nécessité, pour les responsables, d’informer correctement leurs troupes des retournements de situations, au risque de les faire passer pour des …

Une seconde m’interroge : s’agirait-il seulement d’une stratégie de com’, visant à gommer (provisoirement) les aspects ésotériques occultes susceptibles de choquer un citoyen tant soit peu logique ?

Encore une interrogation (que voulez-vous, un « philosophe » ça s’interroge, c’est, comme dirait un journaliste, dans son ADN) : pourquoi est-il  très difficile de trouver sur le Net la méthode de fermentation imposée pour la fermentation « trans substantielle » des préparations ? Le site du Mouvement d’agriculture biodynamique, qui les vend, ne donne pas les détails. Il faut trouver un article du Gœtheanum qui indique les organes utilisables.

La question se corse depuis la réapparition, en mars 2016, de la maladie de Creutzfeldt -Jacob : le mésentère de bovin n’est plus utilisable !

« Nous avons perdu ce statut avec le cas de mars 2016, en retrouvant celui de « risque maîtrisé », modifiant ainsi la liste des tissus considérés comme MRS pour les bovins nés et/ou élevés en France, abattus dans les abattoirs français (à nouveau, doivent être considérés comme MRS : la colonne vertébrale des bovins âgés de plus de 30 mois, les amygdales, les quatre derniers mètres de l’intestin grêle, le cæcum et le mésentère). Cela veut aussi dire que nous ne retrouverons notre statut de risque négligeable que dans 6 ans, la vache déclarée en mars dernier étant âgée de 5 ans ». Ce texte émane de l’Association Française pour l’Avancement des Sciences ».

Que fait le fabricant ? Comment remplacer ces organes révélés à R.Steiner « par les dieux » et que la prudence interdit ? On sait combien dans le domaine magique, la précision la plus rigoureuse doit s’imposer. Déjà lors de la crise du prion, des décisions fort surprenantes avaient été prises unilatéralement :

« au lieu de l’intestin grêle de vache, on pouvait utiliser l’intestin de porc ou de cheval (et leur texte modificatif précise “animaux non-ruminants”, donc sans rien de commun avec la vache ruminante prescrite par Steiner).

au lieu du mésentère de vache –chéri de l’andouillette- le péritoine de vache convenait dès lors parfaitement.

Ah qu’il est heureux M.Bain de ne pas se poser de question ! Dire qu’un jour un « Que-Choisir » mettra son nez là-dedans, découvrant peut-être que la magie-ainsi violentée- ne fonctionne plus…

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