UNE BELLE JOURNÉE POUR L’OCCULTISME BIODYNAMIQUE VITICOLE

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les sous-lignés rouge sont du Blog

UNE JOURNÉE DE PRÉPARATION COLLECTIVE

EN BIODYNAMIE

C’est Yoann Malandain du Château Fontvert, qui m’a conviée à cette journée incroyable lors de notre visite dans le domaine où il assure la conversion en biodynamie depuis quelques années déjà. Ce sont les Biodyn Dingues Donc qui ont initié ce groupement “préparats” mais une association (Éclats de Lune) a maintenant été créée pour mieux structurer les choses. Cette journée particulière a pour but de produire un certain nombre de préparats biodynamiques que tout le monde se partage ensuite pour les utiliser dans leurs vignes. Plus de 20 domaines ou agriculteurs adhérents à l’association, et ce ne sont donc pas que les vignerons des Biodyn Dingues Donc que l’on peut croiser dans ce rassemblement, mais aussi des jardiniers, des vignerons d’autres domaines qui s’intéressent à la biodynamie, une journaliste pour Le vigneron des Côtes du Rhône et du Sud Est, et des étudiantes dont les recherches portent sur la biodynamie, entre autres…

Comme quoi le sujet passionne. Entre considérations mystiques, appuis scientifiques (?) et preuves pratiques, je vais essayer de vous donner un petit aperçu de ma perception de la biodynamie à travers cette belle journée. Je suis donc partie tôt un matin d’avril pour rejoindre la domaine de la Cabotte, tel Astérix accompagnant Panoramix à un rassemblement druidique !

Malgré mon départ matinal, je suis arrivée bien après les principaux intéressés qui étaient au travail depuis une bonne heure déjà. Je suis tout de suite tombée nez à nez avec le chef des opérations, qui est le plus « ancien » à s’être mis à la biodynamie et qui fait donc office de guide pour les autres. La pelle à la main, il était en pleine opération de « dynamisation » de bouse, mélangée à du basalt et des coquilles d’œuf fraîches.

[on oublie de nous révéler que les coquilles d’œufs ont pour objectif d’arrêter « les remontées radioactives » du sol dans les plantes !) Ils n’ont peur de rien ces « scientifiques », NDLR] !

Il s’agit d’une étape de la préparation du compost de bouse de Maria Thun, utilisé notamment pour favoriser la décomposition de la matière organique. Comme il faut mélanger la bouse pendant une heure ( !), montre en main, Eric (Plumet) est relayé par deux autres vignerons. Il m’explique que la bouse reposera ensuite pendant 3h dans un tonneau avant de passer à la prochaine étape. Il précise également qu’il doit s’agir de bouse de vache laitière. De la même manière, les cornes utilisées pour réaliser la bouse de corne doivent provenir de vaches ayant effectué au moins une gestation. On touche là aux aspects plus ésotériques de la biodynamie, qui font un lien entre la vie animale et la vie du sol.

« On en remet un petit coup, il manque 4 minutes » [parce que le résultat  est à 6% près ? NDLR] annonce Eric avant de passer la pelle à son voisin. Pendant ce temps, d’autres observateurs se joignent à moi. Manifestement des agriculteurs du coin, ils parlent d’une vache morte de vieillesse qui était devenue comme un animal domestique, capable de contrôler ses instincts. « Je sais que ce n’est pas la caractéristique première de la vache, mais elle levait toujours la tête quand on sortait de la maison… »

Une fois l’opération terminée et la bouse mise au repos dans son tonneau, nous passons à la suite ! Il va falloir incorporer à cette bouse un certain nombre de préparats biodynamiques. Il y en a 7, numérotés de 500 à 507, mais Eric et les autres ne connaissent pas forcément leurs numéros. Ils hésitent aussi sur la façon de les positionner dans la bouse, et après vérification, on réalise donc un petit plan avec les points cardinaux, où je note au passage les numéros.

La plupart sont déjà prêts, réalisés lors d’autre rassemblements du même type, mais pas l’achillée millefeuille, que nous allons aller récupérer ensuite…  Suspens !

Pour les préparats solides, on mesure 2g pour 50kg de bouse. Pour la valériane qui est le seul préparat liquide (le 507), on mesure 3ml. Là encore, il faut la dynamiser ! C’est un des jardiniers du coin, venu assister à la journée, qui s’y colle : 10 minutes, à la main, on tourne dans un sens, puis dans l’autre dès qu’un vortex apparaît. Eric précise ici que le contenant doit être en verre ou en email car certains métaux peuvent interférer.

Nous partons ensuite rejoindre le reste du groupe qui est en bas du domaine, en train de déterrer les cornes remplies de bouse qui ont été enterrées quelques mois plus tôt.
En parlant avec Eric, je creuse un peu plus. Il m’explique qu’il y a différents courants en biodynamie. Tout le monde par exemple n’est pas pour l’utilisation du compost de bouse de Maria Thun. Certains n’utilisent que de l’eau de pluie, d’autres ne se privent pas de forages. « Certaines méthodes font école, d’autres non. Mais on fait tous de la biodynamie avec la même base ».
Je demande au passage comment ont été réalisés certains des préparats. En chemin, nous croisons une remorque qui ramène au domaine les 2500 cornes remplies de bouse que les autres viennent de déterrer !

Nous arrivons finalement à la « carrière » où étaient les cornes, un grand carré vide de terre qui a dû donner bien du boulot à ceux qui s’y sont collés. Yoann en fait partie, et c’est là que je le retrouve (à gauche, sur la photo ci dessous). Les cornes ont été remplies de bouse (à l’aide d’un bourre saucisse !) et enterrées en octobre (constellation de la vierge) et sont donc déterrées en avril (constellation du poisson), pour l’équilibre. Vous l’aurez compris, la biodynamie s’intéresse aussi aux cycles cosmiques, lunaires, etc…

Un petit groupe a commencé à déterrer la vessie de cerf, remplie d’achillée. Marie Pierre, la femme d’Eric, m’explique qu’il s’agit d’une herbe du coin qui fait de multiples petites feuilles qui rafraîchissent la vigne par leur ombre en été.

Je fais alors une nouvelle petite incursion dans le domaine du mystique, en demandant simplement « pourquoi une vessie de cerf ? ». Une voisine présente m’explique que le cerf, avec ses bois comme des antennes, est l’animal le plus sensible, et que la vessie est le siège des émotions. Elle en veut pour preuve le fait que lorsque l’on stresse pour nos examens, on a toujours envie de faire pipi !
Une fois la vessie déterrée, on l’examine. Certains trouvent qu’on voit encore trop les fleurs, la décomposition n’est peut-être pas assez avancée. Est ce que le terrain a été trop sec ? Quelques pistes sont évoquées pour la prochaines fois. L’enveloppe (la vessie) est bien dégradée, ce qui est bon signe. On sent, on touche…

On m’explique que tout cela est au cœur de la biodynamie : « on fait des transformations et la transformation, c’est la vie ! » Tous ces préparats ont pour but de donner une impulsion, pour que la matière organique devienne humus, que l’humus se minéralise, etc…
Un terme qui revient souvent en biodynamie et qui avait beaucoup été utilisé par Marie Zusslin, vigneronne d’Alsace qui avait fait une petite conférence sur le sujet à laquelle j’avais assisté avec toute l’équipe Simplement Vin. Conférence qui avait éveillé ma curiosité….

Mais revenons à nos vaches : Il est maintenant temps de préparer le compost de bouse ! Chouette ! Une moitié du tonneau de bouse qui a bien reposé, est vidée dans un autre tonneau en bois complètement enterré, mais sans fond. On ajoute ensuite une couche de préparats, et je me charge de l’écorce de chêne. Il suffit de mettre la poudre (que l’on avait pesée) dans une boule de terre que l’on ramasse sur place, puis d’enfoncer cette boule dans la bouse (oui oui, je l’ai fait !), mais pas n’importe où ! On respecte ici le petit schéma que je vous ai fait un peu plus haut, en fonction des points cardinaux.

On recouvre ensuite de bouse, et il faut refaire la même opération.
Et puis on arrose avec la Valériane à l’aide d’un arrosoir. Au passage, Eric asperge l’assemblée, histoire de rigoler un peu. Quand je lui demande comment il a choisi cet endroit particulier du domaine pour enterrer tout ça, il me précise que ce doit être ensoleillé, pas trop humide. Mais surtout « l’endroit nous appelle » me dit-il. Pour finir, on recouvre le tonneau d’un petit toit de tuiles.

3 à 6 mois plus tard le tonneau sera à son tour déterré. J’ai du mal à comprendre comment tous ces vignerons peuvent tirer parti d’un seul tonneau de compost, alors forcément, je demande… L’explication est simple, et elle est au cœur des principes de la biodynamie. C’est un peu l’équivalent de l’homéopathie en médecine.

[et voici tout le vocabulaire récupéré abusivement de l’homéopathie, dynamisation, information de l’eau, impulsion, message — discipline sans aucune validation scientifique, abandonnée dans la plupart des pays évolués. NDLR]
(En outre la biodynamie ne s’inspire nullement de la thérapie par les semblables de l’homéopathie).

En fait, pour l’utiliser sur les vignes, on dynamise le compost dans de l’eau, et on effectue des pulvérisations. 240g par hectare seulement, pour « informer » l’eau ! Il s’agit de doses homéopathiques qui ont pour but de donner une impulsion. On fait 2 passages par an et ce préparât agit comme un activateur biologique : les plantes ont compris le message ! Tout ce qui est tombé dans le sol sera alors transformé en matière organique bien plus rapidement. Quoi qu’on en pense sur le plan théorique, tout le monde s’accorde pour dire qu’en pratique, ça fonctionne ! « La terre dans les vignes est bien plus belle et on n’a plus besoin de piocher comme avant, tout le travail peut s’effectuer à la pelle. »

Le travail en bas du domaine étant terminé, il est temps de remonter au domaine, où certains sont déjà partis depuis un moment. Nous traversons les vignes, et discutons météo. Mais dans un vignoble, quand on parle du temps, ce n’est pas juste pour faire la conversation : le millésime, il est au dessus de nous, il n’est pas dans le sol » !

Nous rejoignons le groupe, au son de ce qui pourrait sembler des tambours… Il s’agit en fait du martèlement des cornes que l’on tape pour en extraire la bouse. Elle est devenue du compost, souple, qui sent bon la terre !

Nous sommes nombreux et le travail se termine assez rapidement. On laisse ensuite reposer le compost en cave jusqu’en mars. De la même manière que le compost de bouse de Maria Thun, la bouse de corne (501) sera dynamisée dans de l’eau. Seulement 120gr par hectare cette fois ! Son effet en revanche est à l’opposé : le but est d’inhiber le travail du compost, de stopper la décomposition, pour que l’azote naturel soit disponible pour la vigne.

Eric me raconte que si la bouse de corne tire la vigne vers ses racines, c’est de la silice qu’on utilise pour la tirer vers le ciel. Le double effet de ces deux préparats permet de structurer la plante, les arômes, pour obtenir des vins plus fins. Comme vous vous en doutez, je demande alors comment on prépare la Silice ! Là aussi, il y a du boulot ! Première étape : récupérer du quartz. Une petite équipe dont Yoann fait partie, a fait une expédition à 2500 mètres d’altitude, dans le Beaufortain où ils ont chargé 80kg de Quartz pris dans les éboulements !
Le quartz doit ensuite être pilonné puis broyé très fin. Seul hic, il n’existe pas de machine à broyer le quartz… Il est traditionnellement broyé entre deux plaques d’agathe, mais cette méthode manuelle est très peu productive: « Il faut plusieurs dizaines d’heures de travail pour broyer un kilo de silice ! » précise Yoann Malandain. Eric a donc décidé de fabriquer une machine, tout simplement ! Il s’agit d’un tambour rotatif en acier inox dans lequel on met les morceaux de quartz et des billes d’acier inox. » m’explique encore Yoann. « La rotation du tambour pendant plusieurs heures permet le broyage. Le système fonctionne correctement mais l’acier est malheureusement un peu trop tendre puisque le quartz fini par faire de l’abrasion et donc de la limaille. Nous cherchons donc un matériau plus résistant ou un traitement permettant de renforcer l’inox. Peut être le trempage? »

La silice est ensuite enterrée au printemps à l’endroit le plus lumineux du domaine. Elle sera utilisée sur les feuilles pendant la période vegetative. 5gr par hectare, pulvérisés en brouillard le matin. Comme le dit Eric, «Une journée c’est une petite année et on subit une influence solaire, puis une influence lunaire. Le matin, c’est le moment où le soleil s’est levé et la lune s’est couchée, comme dans la chanson de Trenet, le soleil à rendez vous avec la lune ! C’est un moment d’équilibre, et c’est là que l’on pulvérise les préparats dans la vigne.»

Il précise que la silice risquerait de brûler la vigne si on la pulvérisait trop tard. Il faut respecter les rythmes naturels. « La nature est généreuse quand on travaille avec elle, et pas contre elle. » conclut il.

C’est qu’il est temps de passer au repas ! Tout le monde sort de la charcuterie, du fromage, de belles tartes ou des cakes et salades, et bien sûr des vins en biodynamie ! A table, on reparle des problèmes techniques pour broyer la silice et on se lève un moment pour aller voir la fameuse machine conçue par Eric. Il faut quand même savoir que la silice se vend 1€ le gramme ! Alors ça vaut le coup de se creuser un peu les méninges et de monter des expéditions dans le Beaufortain pour en produire soi même !
Bientôt Marie Pierre arrive d’ailleurs avec des pots pour chaque vigneron, remplis de poudre. Les autres préparâts sont aussi distribués aux membres des Biodyn Dingues Donc.
A la fin du repas, Eric passe avec une bouteille de vin blanc à la robe d’un jaune profond, intense. Je le trouve très gras, et pour cause : c’est un test, un vin produit en amphore ! Le premier que je goûte 😉

Il est environ 14h et nous avons déjà presque terminé le travail de la journée. L’un des dernières opérations reste à effectuer, celle que j’attends depuis le début tant elle me semble insolite: fendre les crânes de chevaux ! Les plus jeunes sont les plus motivés, y compris les femmes ! Certains y arrivent en un ou deux coups de hache, d’autres prennent un peu plus de temps. Il faut en tout cas faire attention de ne pas faire valser le précieux contenu des crânes en tapant n’importe comment : L’écorche de chêne râpée. Pendant ce temps, d’autres personnes s’occupent de remplir une nouvelle vessie de cerf d’achillée, pour l’année prochaine…

La journée touche à sa fin et je remercie tout le monde pour cette chouette aventure. Les Biodyn Dingues Donc sont une bande bien sympa, qui fait de la biodynamie dans la joie et la bonne humeur, sans trop se prendre la tête, et ça me plaît bien. Un groupe approuvé 100% Simplement Vin ! N’hésitez pas à rendre visite à Eric (sur la photo ci dessous) au domaine de la Cabotte, ou à Yoann à Château Fontvert, pour papoter vessie de cerf et crâne de cheval avec eux !

10 vignerons réunis

Le groupe Bio Dyn Dingues Donc a été créé en 2010 par 5 vigneronnes et vignerons de la Vallée du Rhône sud, pratiquant la biodynamie avec bon sens et une motivation croissante nourrie par leurs résultats… L’exigence qualitative en est leur moteur.

Aujourd’hui, le groupe compte 10 domaines engagés dans la même démarche, très complémentaires dans la personnalité des vignerons, la diversité de leurs terroirs, de leurs appellations et donc de leurs vins, représentant une très belle gamme, de la vallée du Rhône jusqu’au Languedoc

Une philosophie commune

Un point commun, leur envie de démystifier la biodynamie (!!), d’où le nom de Bio Dyn Dingues Donc, évoquant fraîcheur et gaieté sur le chemin de cette superbe expérience. Une même philosophie, le besoin d’échanger et d’avancer, de partager des moments qui laissent de bons souvenirs avec toujours une bonne dose d’humour qui cimente le groupe.

Les Bio Dyn Dingues Donc sont tous certifiés AB et DEMETER et revendiquent
une réelle pratique de la biodynamie.

En définitive, la biodynamie a pour vous et nous un principal intérêt : elle produit de bons vins !
Comme le dit souvent Julien, quand on est surpris par la fraîcheur, la tension, et l’énergie d’un vin, l’explication vient souvent de sa réalisation en biodynamie. Ce sont aussi des vignes qui profitent à fond des sols sur lesquelles elles poussent et dans lesquels elles prennent leurs ressources, et donc des vins qui expriment bien leur terroir.
De bons vins, aussi, parce que des vins sains : la biodynamie c’est aussi donner à la vigne les ressources pour se développer et se protéger, sans avoir besoin d’utiliser trop de produits chimiques !

Pour trouver des vins en biodynamie, il faut chercher les labels qui garantissent le respect d’un cahier des charges particulier : Demeter, ou Biodyvin principalement.
Mais sur notre site, comme on aime vous simplifier la vie, il suffit de sélectionner le filtre « tester la biodynamie » dans la gamme de prix que vous aurez choisi. Vous pouvez aussi taper biodynamie dans la barre de recherche, pour les voir tous d’un coup !

Et surtout dites nous si vous avez déjà essayé des vins en biodynamie !

Avant de nous quitter, si vous voulez écouter d’autres aventuriers de la biodynamie, regardez donc cette vidéo qui aborde tous les aspects de la biodynamie à travers l’expérience de plusieurs vignerons.

FIN DU COPIÉ- COLLÉ


Émerveillé par tant d’ésotérisme, à prétention scientifique et homéopathique incontrôlée, j’ai contacté par mail le site de « simplement vin » qui a accepté aimablement la discussion. En voici quelques extraits :

Ne leur auriez-vous pas demandé comment ils ont acquis ces connaissances sur la fabrication des préparations, et si ils n’éprouvent pas un peu de doute sur des méthodes aussi surprenantes ?
Merci pour votre réponse !


Bonjour et merci pour votre email au sujet de notre reportage au domaine de la Cabotte ! Nous leur avons en effet posé la question, et la réponse est très pragmatique: ça fonctionne ! Ils renvoient en général à ce que nous connaissons tous: l’influence de la lune sur les marées. Donc pourquoi le reste ne fonctionnerait pas aussi ? 😉 En tous cas ces pratiques leur permettent de travailler avec moins de produits nocifs et une meilleure qualité du sol et meilleure santé de la vigne, et de faire du meilleur vin, et ce sont les seules preuves qui leur suffisent ! De notre côté nous trouvons souvent plus de précision, de finesse et d’énergie dans les vins en biodynamie donc on a tendance à trouver qu’ils ont raison 😉 Sans compter que nous sommes sensibles au fait de mieux protéger l’environnement.


—-je retiens l’argument « ça fonctionne » Or toutes les études scientifiques disent le contraire, dont la grande revue d’horticulture américaine (HORT Technology) qui a analysé plus de cinquante études. pour conclure  » Compte tenu de la maigreur de la littérature scientifique et du manque de données claires soutenant l’efficacité des préparations biodynamiques, l’agriculture biodynamique n’est pas distinctement différenciable de l’agriculture biologique et ne devrait pas être recommandée en tant que pratique scientifique en ce moment. »(…) J’essaie, étant philosophe, de comprendre l’engouement pour ces pratiques magiques injustifiables scientifiquement, qui compliquent–en vain– énormément le travail des viticulteurs qui se sont laissés séduire. Après 6 mois d’étude je peux vous affirmer que c’est le meilleur travail de vos viticulteurs qui rend meilleurs leurs vins ! Second argument l’effet de la lune sur les marées : là aussi , il faudrait étudier un peu la question des forces d’attraction planétaires : Cela ne joue que parce que la masse des mers est énorme : voyez combien l’effet est nul sur les lacs, et très faible sur la Méditerranée ! Ce qui m’inquiète le plus c’est la disparition de l’esprit critique, qui fait le jeu de ce qui est derrière la biodynamie : la doctrine ésotérique de l’Anthroposophie, aux objectifs politiques pas vraiment démocratiques.



—–Je suis assez d’accord avec vous sur le fait que l’attention portée aux vignes est sans doute au cœur de la réussite de ces procédés ! On vous fera signe si on trouve une étude scientifique qui prouve quoi que ce soit 😉

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—Notez que je n’ai pas relevé la vacuité des termes « précision, finesse, énergie du vin ».

 

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