UNE FORMATION PROFESSIONNELLE AUX ARTS DE LA VOYANCE enfin reconnue, comme pour la biodynamie

UN BREVET PROFESSIONNEL en Arts de la Voyance (BPAV) sera dès l’an prochain délivré par le Lycée Technique Nostradamus de Montpellier, sous l’égide de la Formation Professionnelle pour Adulte (AFPA) régionale. Il sera inauguré le 2 avril, par Dominique Auclair, le Ministre de la Transparence.

arts de la voyance

         Nous avons eu la chance d’obtenir un entretien du Directeur récemment nommé à la tête de cette unité, Jean-Louis Sétain-Canut, l’arbitre célèbre sur nos stades, moins connu pour ses facultés divinatoires, qui -selon lui- complètent parfaitement les contrôles vidéo parfois indispensables à l’attribution des quelques points de la victoire.

—Monsieur Sétain-Canut, cette nouvelle formation était-elle donc si nécessaire aujourd’hui ?

—Absolument, bien que les débouchés soient bien assurés, il n’existait aucun organisme officiel structurant entre eux les voyants professionnels et capable d’assurer une formation indépendante, qui aurait dû, depuis longtemps, être contrôlée et financée par l’État.

Il n’existe pas non plus de revues professionnelles d’informations ou des documentations à l’usage des praticiens, pas plus que de colloques ou de symposium institutionnalisés et réguliers susceptibles de dispenser des formations ponctuelles et des rencontres informatives entre professionnels et/ou avec des intervenants spécialisés.

—Pourquoi un tel retard ?

En fait nous en étions au point où se trouvait, il y a une vingtaine d’années, cette « biodynamie »,  révélée par un voyant –que dis-je un clairvoyant– exceptionnel, Rudolph Steiner. Il avait pu décrire des préparations à la composition desquelles il voyait concourir des forces, visibles de lui seul, éthériques et astrales, captées, disait-il, au moyen de pièges cosmiques tels que crâne d’animal domestique, vessie de cerf, ou autres organes animaux, assurant la transmutation alchimique de plantes adéquates.

      Durant longtemps, l’esprit rationaliste et scientiste qui imprégnait la société avait fait obstacle au développement de sa biodynamie. Lorsque, il y a vingt ans, quelques centaines de praticiens se furent installés à leur compte, il devint difficile, au nom de l’emploi, de leur refuser une formation sérieuse. D’où les BPREA mis en place maintenant dans deux de nos lycées agricoles, initiant  à la Science de l’Occulte (*) une jeunesse impatiente, explosive, constituant, si vous permettez, la véritable biodynamite de cette nouvelle agriculture occulte.

Il ne fut pas nécessaire qu’il établissent la validité scientifique de cette pratique agricole, tant l’engouement était devenu irraisonné pour les mystères entourant des réussites, commerciales et humaines, que personne ne contestait plus.

Du côté des Arts de la Voyance, science spirite, la situation est encore plus favorable qu’elle l’était pour la biodynamie,  science spirituelle :

notre efficacité est largement démontrée par la fidélité de tant de clients qui reviennent régulièrement en consultation, y compris les plus jeunes : pour prévoir son avenir, il faut le connaître !

Nos méthodes laissent même, j’ose le dire, plus de liberté aux praticiens qu’en biodynamie, quelque peu coincés par l’impératif du respect  des directives du Maître. Au contraire, nous pratiquons des arts fort divers : en fonction des outils qu’ils utilisent, nos praticiens adoptent des appellations différentes : cartomancien, tarologue, voyant, numérologue, médium… Des différences subtiles existent entre ces terminologies et indiquent de quelle manière travaille principalement le praticien.

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—Votre formation sera donc très suivie, et ouvrira aux élèves les débouchés les plus divers ?

—Bien entendu, nous sommes bien loin du petit millier de praticiens en biodynamie, qui ont pourtant obtenu une reconnaissance officielle et une formation aux frais de l’État et de l’Europe ! Selon les chiffres avancés par la SOFRES et ceux de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le nombre de voyants en France avoisinerait les cent mille. On trouve souvent le chiffre de 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire généré par ce secteur d’activité qui produirait pas moins de 15 millions de consultation par an.
En moyenne, cela révélerait qu’un français sur quatre consulterait au moins une fois par an. Peu d’études récentes existent sur ce marché pourtant florissant qui regroupe des professionnels ayant des conceptions du métier et des pratiques fort différentes.

         La grande majorité des praticiens sont des professionnels indépendants qui exercent seuls, chez eux ou dans un cabinet. Selon la législation française, ils doivent être immatriculés en tant que travailleur indépendant, sont soumis au régime des travailleurs non-salariés et sont redevables de la TVA.

       Comme nous, la biodynamie concerne des entreprises individuelles,  exerçant une « pseudo-science », ne satisfaisant pas aux critères scientistes rationnels de reproductibilité, mais comme nous, se référant à une autre vision du monde, où les astres ont toute leur place. Au lieu que chacun de nous assurions à ses frais la formation de ses adhérents, il était évident que nous soit aussi accordée une formation professionnelle aux frais de la société, nous assurant la considération des pouvoirs publics. On aboutirait enfin à une législation qui définirait par exemple un peu mieux les règles d’une consultation, en préconisant également des modalités pour devenir un praticien professionnel. Cette absence de règles aboutit au fait que n’importe qui peut démarrer la profession de voyant et entretient le cercle vicieux. C’était tout le problème qui a été résolu par les labels en biodynamie !

—-En conclusion, Monsieur le directeur ?

—-Nous allons enfin entrer dans une ère de transparence ! Notre science jumelle, la biodynamie, hésite à dévoiler tous les aspects de sa méthode pour ne pas choquer ceux qui voient de la « charcuterie » (pardonnez le mot) dans la mise en œuvre des enveloppes animales sous l’inévitable odeur de charnier : il suffit de voir ce film récemment diffusé sous-titré « petit précis de biodynamie » (**), mais qui ne présente que la fabrication anodine de la bouse de corne ! Nous connaissons aussi ce genre de timidité : parce qu’ils ne supportent pas l’image donnée du monde de la voyance et aussi parce qu’ils en sont déçus, certains praticiens essaient d’échapper aux clichés réducteurs de leur métier en tentant une approche différente. Ainsi voyons-nous parfois des praticiens qui exercent la voyance sans jamais prononcer ni écrire le terme, comme si celui-ci avait fini par devenir incongru ou tabou. Ils s’intitulent alors coach intuitif, conseiller intuitif, conseiller de vie, coach de vie…

Avec cette formation, les voyants vont devenir visibles !

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—-Quelle belle conclusion, Mr Sétain-Canut, l’article est déjà presque fait, encore merci…

Comme vous le savez notre arbitre utilise un pseudo, par prudence sur les stades ! Mais vous l’avez reconnu..

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(*) La Science de l’Occulte de R.Steiner dont la lecture est officiellement recommandée aux étudiants de la formation professionnelle en biodynamie (Brevet Professionnel de Responsable d’Entreprise Agricole BPREA, à Segré et Obernai), ainsi que les idées du Maître concernant La démarche scientifique de Goethe et Steiner, L’approche goethéenne des Quatre éléments, l’Approche de la Cosmogonie, Les Douze sens, …

(**) Il s’agit du film « le veau, la vache, et le territoire » de Patrice Gérard, diffusé sur FR3, puis de façon répétitive sur LCP.

 

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