COMMENT L’ÉCOLE ANTHROPOSPHIQUE DE Françoise NYSSEN A ÉTÉ DÉCAPITÉE PAR LE MARI DE LA MINISTRE DE LA CULTURE

(Informations extraites de l’article de G. Perra)

Lorsque la presse eut vent [par l’article de J-B Malet dans le Monde Diplomatique] du fait qu’une cérémonie anthroposophique comme la « Spirale de l’Avent » avait été organisée sans l’accord des parents avec les enfants de cette école, et que Jean-Paul Capitani [le mari de la ministre] comprit « soudainement » qu’il avait été dupé, le sort de cet ancien Délégué Général de la Fédération des écoles Steiner en France ressembla à celui qu’il avait lui-même fait subir à bon nombre de ses collaborateurs. [Dahan avait en effet éliminé de l’École du Possible les enseignants critiques (*) pour les remplacer par de purs adeptes

Voir les « pressions » exercées par les anthroposophes : « On me demandait d’enseigner selon des principes anti-scientifiques ! » s’offusque l’un d’eux.  »

« Il a été viré comme en chien ! » se sont (…) exclamés ceux qui, au début du mois de juillet 2018, ont assisté à la manière dont Henri Dahan a été renvoyé sans ménagement de son poste par l’époux de Françoise Nyssen :

« Henri ! Tu te casses ! Tu sors d’ici ! Tu n’es plus directeur de l’école ! Casses toi immédiatement ! », hurlait en effet Jean-Paul Capitani en entrant comme une furie en pleine réunion que présidait avec fierté cet anthroposophe de longue date.

POURTANT, MALGRÉ SES DÉNÉGATIONS,  LE COUPLE D’ ACTES-SUD ÉTAIT BIEN À FOND DANS L’ANTHROPOSOPHIE

La Provence s’interroge :  « Le couple pouvait-il ignorer la réalité de l’enseignement proposé dans son école ? (…) M. Capitani le soutient : « On a été confiants, on a laissé filer la ligne. » Des signaux s’étaient pourtant allumés : en mai 2017, la sortie, certes approximative, de Jean-Luc Mélenchon, futur député LFI de Marseille, sur « une ministre de la Culture qui est plus ou moins liée aux sectes » avait fait pschitt.

Dès que fut révélé le véritable caractère de leur école du Domaine du Possible, le couple d’intellectuels parmi les plus célèbres de la Culture avait, non sans hypocrisie,  préféré jouer la naïveté plutôt que de reconnaître qu’ils avaient créé était un lieu de manipulation anthroposophique des enfants qui leur étaient confiés.

Interviewé par La Provence, M. Capitani avait feint d’ignorer les liens avec le dogme anthroposophique de la pédagogie Steiner comme de sa variante agricole,   la biodynamie : « l’anthroposophie , c’est pas mon truc« , déclara-t-il même sans vergogne :


Que se passe-t-il au Domaine du Possible ? Jean-Paul Capitani : « Chaque année, je devais faire face à mon lot de profs démissionnaires. J’ai parlé avec eux, et je me suis rendu compte que ces gens ne voulaient pas appliquer la méthode Steiner. Or nous n’avons jamais voulu faire une école dédiée à cette méthode ! Attention, Rudolf Steiner a développé beaucoup de pratiques intéressantes : la biodynamie, l’homéopathie… Mais l’anthroposophie, ce n’est pas mon truc. Il y a quelques années, je suis allé aux rencontres des écoles Steiner à Strasbourg : je voulais comprendre leur pédagogie. Je leur ai demandé de clarifier ce lien avec l’anthroposophie, d’en faire un livre. Il n’est jamais venu ! Ce sont des dogmatiques. »

Est-ce donc à l’insu du plein gré de ces grands intellectuels que figuraient (*) les deux principales figures de l’anthroposophie française, choisies comme « personnes sources » de leur  projet d’Université du Possible où serait enseigné la biodynamie ? : René BECKER, Secrétaire général de la Société anthroposophique en France. Et Jean-Michel FLORIN, depuis 2010, codirecteur de la Section d’Agriculture de l’Université libre de science spirituelle du Gœtheanum (Dornach- Suisse), qui est le centre même de la sphère anthroposophique ? (C’est lui qui avait répondu au nom de l’anthroposophie, à Michel Onfray, dont le livre « Cosmos » avait moqué la viticulture biodynamique et ridiculisé le « fumier spirituel » des anthroposophes. Il a aussi préfacé la ré-édition de Pfeiffer).

Est-ce par hasard que l’eurythmie, danse anthroposophique par excellence, était pratiquée avec les enfants de leur école ? « eurythmie », deux fois par semaine : une séance d’expression corporelle dont le but est d’« apprendre à se situer avec confiance dans l’espace ».

(*) en fait tout le texte que je cite a été modifié dans la nouvelle présentation de l’entreprise du Possible : aucune référence aux « personnes sources » n’y figure désormais. Mais j’ai retrouvé la photo du site à l’époque (merci à WayBack Machine)

personnes sources Nyssen

Infiltration sournoise, puis lâche reniement, RÉVÈLENT L’ÉCHEC D’UN ENTRISME HYPOCRITE DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF FRANÇAIS, manipulation avouée que Dahan tente de justifier ainsi auprès de ses amis anthroposophes, dans une lettre qui a été transmise à G.Perra :

« je sais combien a été controversée au sein de notre mouvement, mon choix de quitter l’institution Steiner-Waldorf pour rejoindre Actes Sud et tenter un projet inspiré par notre pédagogie. Certains ont craint une trahison, d’autres ont nourri un espoir de voir entrer davantage notre pédagogie dans le paysage éducatif français.
J’étais en paix avec moi-même, je n’ai pas eu l’impression de trahir. Je n’ai pas eu l’arrogance de vouloir faire mieux. J’ai voulu tenter autrement et je nourrissais ouvertement l’espoir de contribuer à renforcer notre pédagogie en France. Espoir terriblement déçu et, bien pire, bafoué par les évènements qui font aujourd’hui du tort à cette pédagogie, en l’absence de courage et de vergogne des dirigeants d’Actes Sud qui autrefois furent outragés par les attaques infondées que nous subissions.

Dahan avait tenté de cacher le lien de cette pédagogie  avec la doctrine anthroposophique : « Mais la pédagogie Steiner n’est pas l’anthroposophie, pas d’amalgame, met en garde Henri Dahan. A partir de ses réflexions anthroposophiques, Steiner a proposé une pédagogie qui prend au sérieux la question de l’esprit comme celle du corps et des émotions. » Le directeur entend renouer avec les principes de bases de Rudolf Steiner : créer une école locale attentive aux besoins de la société dans laquelle elle vit, très liés aujourd’hui à la protection de l’environnement.

 LA DOULEUR DE LA PERTE DE LEUR FILS EXPLIQUE-T-ELLE UN TEL AVEUGLEMENT ?

On ne peut pas s’occuper d’enfants en évacuant la spiritualité, s’était justifié Jean-Paul ­Capitani. Il faut accepter de se poser les questions morales. Je sais que cela embarrasse et que c’est difficile, mais on y tient. La spiritualité, c’est le questionnement, pas la réponse. Cela aussi a manqué à Antoine. Il se posait beaucoup de questions, et nous étions démunis face à cela. 

FINALEMENT COMMENT NE PAS PARTAGER L’OPINION DE LA PROVENCE ? :

« Et vient le vertige. Ce qui était vrai il y a deux ans ne le serait plus aujourd’hui? Et on ne sait pas si Françoise Nyssen et son époux ont été jadis imprudents, ou s’ils sont aujourd’hui un peu lâches« 

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