R.STEINER mystificateur : DE « L’ÉCOUTE DES MAÎTRES » À « L’INVESTIGATION DES MONDES SUPÉRIEURS »…

Les lignes suivantes sont librement extraites d’un texte fort complet (à lire entièrement) du site https://jf.bizzart.biz/ArticlesHTM/Critiques/Maitres.html : « Steiner, Blavatsky et les Maîtres, une mystification« .

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Dans ses débuts, Steiner, par opportunisme, s’est senti obligé de caresser obséquieusement les dirigeants de la Société théosophique dans le sens du poil.

Par la suite, à cause à son désaccord croissant avec Annie Besant et Leadbeater, Steiner a expliqué que désormais il lui était dévolu de diriger l’école occidentale sous l’égide des maîtres chrétiens, Jésus et Christian Rose-Croix, tandis qu’Annie Besant conduirait l’école orientale sous la guidance des autres maîtres.

On constatera, en lisant les extraits ci-après (*), que dans ses débuts Steiner, prudent, se considère comme un simple porte-parole des maîtres, et qu’il n’est pas encore question d’investigations dans les mondes spirituels.

Mais peu à peu, Steiner se glisse dans la peau du grand maître de l’Ordre de la Rose-Croix, et il ne fera plus référence aux maîtres pour enseigner, mais prétendra que son enseignement provient de ses propres investigations dans les mondes supérieurs : Dans son esquisse biographique du 4-02-1913, (Cf. Esprit du Temps 8/23), époque de la rupture avec la Société théosophique, Steiner ne fait plus référence à l’enseignement transmis par les « Maîtres », mais uniquement à sa clairvoyance et à ses faculté d’investigation dans les mondes suprasensibles. Le but de cette esquisse biographique était surtout de se défendre et de répondre aux accusations d’Annie Besant à son égard, notamment de jésuitisme.

Mais ce qui est particulièrement significatif, c’est que dans son « Autobiographie » de 1923, Steiner ne fait plus mention d’un quelconque maître l’ayant initié à l’occultisme. Steiner travaille surtout à l’époque le gœthéanisme et sa philosophie idéaliste, et comme le remarque à juste titre José Dupré, « aucune inflexion vers l’occultisme opératif n’est perceptible » chez lui au cours de ces années.

De L’OPPORTUNISME au « DÉGUISEMENT DE LA VÉRITÉ »

[Ainsi], Steiner fait référence à des maîtres et à son maître en particulier par opportunisme dans le cadre de ses activités d’instructeur et de conférencier au sein de la Société théosophique et dans son école ésotérique.
Il le fait également en 1907 pour impressionner Schuré, un théosophe et un écrivain célèbre dont la réputation ne peut qu’accroître son crédit auprès des théosophes.
Dès les premières frictions avec Annie Besant, il décrète la scission des maîtres en deux factions, certes non rivales, mais dont l’orientale guide Besant, et l’occidentale le guide lui.
En 1913, époque de la rupture avec la Société théosophique, Steiner relègue les maîtres aux oubliettes et présente ses enseignements comme résultats de ses propres investigations dans les mondes suprasensibles.
En 1923, dans son « Autobiographie », ses mémoires en réalité, il n’est plus question de références aux maîtres.


On peut constater que Steiner n’a pas hésité à déguiser la véracité des faits, pour arriver à ses fins, quand c’était utile. Si les anthroposophes étaient conséquents, ils devraient en déduire après avoir lu le petit ouvrage de Steiner paru en 1908 « Comment parvient-on à des connaissances des mondes supérieurs ?  aussi appelé « L’Initiation » que ce manque de véracité Steiner, sa désinvolture quant à la vérité, est totalement contradictoire avec les conditions qu’il faut satisfaire pour devenir un initié et un clairvoyant correctement développé, selon ses propres critères !

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(*)Lors d’une réunion au sein de son école ésotérique :
« Rudolf Steiner commence par réciter une prière. Puis il indique qu’à travers lui parle les Maîtres, qu’il n’est que le moyen d’exprimer les pensées des Maîtres. Maître Morya indique le but du développement humain. C’est lui qui conduit l’humanité vers son but. Maître Kuthumi est celui qui nous montre les chemins qui conduisent au but. »
[Berlin, 9 juillet 1904 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 85]

  • « 1. Les Mahatmas auront quelque chose à nous dire aujourd’hui. [.]
    7. Voici la parole du Maître Morya.
    8. Les Maîtres peuvent être considérés par nous comme un idéal ; ils ont atteint ce que nous devons encore atteindre. Nous pouvons par conséquent nous enquérir auprès d’eux quant à notre évolution. »

    [Berlin, 14 juillet 1904 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 88].

  • « Évocation des Maîtres. Maître Morya indique la parole suivante : Homme, sache que tout ce qui est autour de toi l’est à cause de toi et que tu es là pour les dieux. »
    [Berlin, 15 octobre 1905 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 95]

  • « Les quatre maîtres ont fondé le rosicrucisme afin de conduire l’humanité vers la connaissance de la moralité et d’en révéler les lois, ceci afin qu’une armée se forme parmi les humains engagés consciemment dans le travail. »
    [Munich, 11 novembre 1905 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 99]

  • « Puis Rudolf Steiner évoqua la dernière incarnation du Maître Kouthoumi et sa fréquentation des universités pour être en mesure d’interpréter les hautes sagesses en d’autres langues et selon l’esprit moderne. Cette incarnation ne se fit toutefois pas en une seule personnalité bien distincte, mais sa force agissait tantôt ici, tantôt là. »
    [Berlin, 13 décembre 1905 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 100]

  • « Concernant les doutes sur la fréquentation des universités par le Maître Kuthumi, il est dit que ce lui fut nécessaire pour acquérir des notions européennes. De même il lui fut nécessaire d’apprendre le chinois pour porter son enseignement en Chine. »
    [Munich, 15 décembre 1905 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 101]

  • « Aujourd’hui, il [Rudolf Steiner] désira nous communiquer deux choses concernant les prescriptions et les mantram qui sont donnés aux disciples par le sublime maître Morya. »
    [Berlin, 28 décembre 1905 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 103]

  • « Saint-Germain enseigne aujourd’hui la théosophie de manière à satisfaire les exigences de l’Européen cultivé. Il est en ce moment le plus grand maître. Annie Besant a sous sa conduite l’école orientale.
    [Berlin, 18 mars 1906 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 111]

  • « En introduction, voici les quatre maîtres qui agissent au sein de notre mouvement :

    • Maître Morya : Force

    • Maître Kuthumi : Sagesse

    • Maître Saint-Germain : On recourt à lui pour les difficultés de la vie quotidienne

    • Maître Jésus : Il s’adresse à l’intimité de l’être humain. »

[Berlin, 26 juin 1906 – in Leçons ésotériques Tome 1, GA 266/1 – EAR page 132]

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