L’homéopathie jugée inefficace par la science : les pseudo-sciences comme la biodynamie une fois de plus contestées !

(France-info 28 juin 2019) :

« C’est la fin du processus d’évaluation scientifique de l’homéopathie. La commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) a rendu public, vendredi 28 juin, son avis définitif sur le sujet, et il est sans appel : l’homéopathie ne doit plus être remboursée par la Sécu car son efficacité n’est pas prouvée. La décision finale dépend désormais du gouvernement mais la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé à plusieurs reprises qu’elle suivrait l’avis de la HAS ».

« L’avis global de la commission concerne près de 1.200 médicaments homéopathiques. Elle s’est basée sur 37 études scientifiques (sélectionnées parmi 1.000 au départ) et les dossiers déposés par les trois laboratoires concernés (les français Boiron – leader mondial – et Lehning et le Suisse Weleda [labo anthroposophique, NDLR]). Ces données portaient sur « 24 affections et symptômes traités avec des médicaments homéopathiques », dont l’anxiété, les verrues plantaires, l’asthme, la gestion des effets indésirables des traitements anticancéreux ou la suppression de la montée de lait chez les femmes après l’accouchement.

Dans tous les cas, « soit les études ne montraient pas d’efficacité de l’homéopathie par rapport à un placebo », soit « elles pouvaient suggérer un intérêt de l’homéopathie mais n’étaient pas assez fiables » en raison de problèmes de méthodologie, a expliqué la chef du service évaluation des médicaments de la HAS, Mathilde Grande, lors d’une conférence de presse ».

FIN DE CITATION

S’appuyant sur une « mémoire de l’eau » imaginaire, et sur des mélanges en 8 baptisées dynamisations, sensées en multiplier les effets, bien des pseudo-sciences sont donc à nouveau mises en cause par cette évaluation scientifique.

Et que dire d’un Pierre Rabhi décrivant le « mysticisme subtil » de l’homéopathie (« plus vous diluez la substance, plus vous donnez de l’énergie« ), et convaincu de la validité de la biodynamie anthroposophique ?

 

PRÉPARATIONS BIODYNAMIQUES :

« Les cinq préparations solides réalisées avec l’écorce de chêne, les fleurs de camomille, l’ortie, les fleurs de pissenlit et d’achillée millefeuille, sont disposées dans le compost de la même façon que les cinq chiffres sur un dé. L’intervalle entre chaque préparation va de 20 cm à maximum 1 m pour un grand andain de compost. On met toujours l’ortie au milieu !

Pour les autres préparations, l’ordre importe peu. La dose de chaque préparation correspond à ce que l’on peut tenir entre deux doigts (environ 1 g pour un tas jusqu’à 5 m3 de compost).(*) Il s’agit en effet de petites doses « homéopathiques ». On les met à environ 40 cm de profondeur, en boulette (c’est-à-dire qu’on ne les épand pas), dans les trous préparés dans le compost à l’aide d’un bâton. Sur les tas allongés, comme dans les fermes ou les maraîchages, les préparations peuvent être mises l’une à la suite de l’autre à intervalles d’un mètre sur la crête du tas ».

(*) à raison de 1 gramme pour 5 tonnes soit 5000 grammes de compost (donc 2 dix-milièmes), la « dilution » de chaque préparation est, en fait,  homéopathiquement plutôt peu diluée. La dilution 2CH correspondrait à 1 dix-millième.

Mais les biodynamistes tiennent absolument à justifier l’action de leurs faibles doses de préparations en se référant à l’homéopathie ! Mauvais choix …

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