La MIVILUDES « rassurée » ?

En rattachant la Miviludes au Ministère de l’Intérieur, le gouvernement avait décidé de spécialiser cet organisme dans la lutte contre les menaces visant l’État (tels que la radicalisation islamiste). Fort bien,

mais n’était-ce pas au détriment de la lutte contre les risques que les sectes font courir aux citoyens individuels ?

La lutte contre la radicalisation sectaire serait alors du seul ressort des organisations privées …c’est-à-dire trop souvent privées de moyens, en tous cas sans les moyens qu’autorise une organisation interministérielle.

UN ARTICLE DU FIGARO (« L‘État renforce sa lutte contre l’islamisme, le communautarisme et les sectes ») nous apprend une modification plutôt rassurante du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) dans lequel la MIVILUDES avait été intégrée, pour ne pas dire « noyée » : l’instance créée en 2006 va accueillir dans les prochaines semaines deux nouveaux pôles importants: «islamisme et repli communautaire», et «dérives sectaires». Cette évolution de taille devrait être opérationnelle d’ici «fin février», avance-t-on en interne. Une écriture officielle est en cours et va modifier le décret de 2016, lequel avait ajouté la lutte contre la radicalisation dans les missions du CIPD, initialement axé sur la délinquance. Il pourrait suivre ensuite une augmentation des effectifs et du budget de cette organisation clé, qui fixe les orientations du gouvernement, appuie et forme les collectivités dans ces domaines charnières pour la sécurité du territoire. « 

Les acteurs du domaine, qu’ils soient associatifs ou au sein même de la Miviludes, s’étaient vivement inquiétés de la réarticulation de celle-ci.

Aujourd’hui, certains semblent rassurés. «Nous avons obtenu des garanties en terme d’effectifs et nous espérons poursuivre notre travail de la même manière», salue la secrétaire générale, Anne Josso, contactée par Le Figaro. En interne, on se félicite aussi que la lutte contre les sectes, toujours aussi vivaces dans l’Hexagone, puisse bénéficier du travail bien huilé du CIPDR avec les «préfets» et les «réseaux associatifs». «On sera en lien direct avec les communes, et ça, ça n’a pas de prix», confie un expert du secteur.

QUI VIVRA VERRA !

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