La Franc-Maçonnerie et l’Anthroposophie

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« L’anthroposophie de Rudolf Steiner 
Les écoles du réseau Steiner-Waldorf offrent une illustration criante des dérives constatées au sein d’établissements offrant une pédagogie dite « alternative ». 

Le mouvement éducatif initié par Rudolf Steiner dès 1919 s’inscrit dans le cadre d’une doctrine plus large, qualifiée d’« anthroposophie » : un « syncrétisme entre ésotérisme, philosophie idéaliste, mystique chrétienne, paganisme völkisch (peuplé de dieux du panthéon nordique, parmi lesquels Thor, Odin et Loki), et revendication de scientificité » . À partir de la seconde moitié des années 1930, de nombreux anthroposophes sont membres du parti nazi, de la SS ou des SA. Ses adeptes la définissent, aujourd’hui comme une démarche de réflexion et d’approfondissement sur la nature humaine et son lien avec son environnement.
L’anthroposophie refuse catégoriquement le qualificatif de « religion »   ; elle se présente comme une « science de l’esprit ». Le mouvement entend néanmoins « populariser la capacité de perception spirituelle permettant l’accès à des mondes supérieurs »  . Derrière le vernis séduisant de la créativité et du respect du rythme de chaque enfant, « on a en réalité un empilement de croyances, de dogmes et de règles » .
Avec les écoles Steiner, « nous avons de toute évidence affaire à des écoles confessionnelles […] non conformes aux valeurs de la République ni même en termes de sécurité des enfants » . Les « médecins scolaires » qui officient dans les écoles Steiner tiennent ainsi un discours pour le moins surprenant, affirmant que les vaccins seraient très mauvais pour le karma. Un médecin explique que « la maladie est un bienfait pour faire un pas dans son évolution spirituelle »  ; elle découle d’une destinée karmique, indissociable des erreurs et des péchés commis par l’individu dans l’une de ses vies antérieures. La rougeole, qui tue pourtant 140 000 personnes dans le monde est présentée comme un mal nécessaire, permettant à l’enfant de « devenir plus réceptif intellectuellement » (sic). 
Il n’est donc pas surprenant de constater que les principales cibles du réseau Steiner sont les parents d’enfants en difficulté : des enfants souffrant de troubles psychologiques, des enfants ayant des problèmes comportementaux, les divers « dys », des enfants refusant l’autorité, des élèves intellectuellement précoces, ou des enfants de parents adeptes du new age .
Grégoire Perra, l’un des opposants les plus véhéments aux écoles Steiner, conclut ainsi que « la doctrine anthroposophique de Rudolf Steiner sous-jacente, privilégiant le ressenti, les contes, l’imaginaire, les esprits et le karma, accorde peu d’importance au développement intellectuel, à l’acquisition de connaissances, à la méthode scientifique. L’élève est encouragé à apprendre de façon ludique, en faisant des expériences personnelles, mais il n’est pas incité à développer ses capacités de raisonnement, à acquérir une réflexion personnelle. » 
Les remises en question de vérités scientifiques y sont légion ; on y apprend que : « les îles et les continents flotteraient sur la mer, maintenus en place par la force des étoiles ; les planètes auraient une âme ; les minéraux proviendraient des plantes ; les êtres clairvoyants pourraient détecter les athées, car ils seraient forcément malades. » 
Nulle éducation physique et sportive dans les écoles Steiner, mais la pratique de l’« eurythmie », une pratique ritualisée par Steiner où les mouvements permettraient à l’adepte (rappelons que l’on parle ici d’élèves !) de se relier aux « forces cosmiques » .
Cela pourrait prêter à sourire de prime abord, mais les anthroposophes disposent, à Bruxelles, d’un lobby pour défendre leurs intérêts auprès des institutions européennes : l’Alliance européenne d’initiatives pour l’anthroposophie appliquée.

La réponse institutionnelle
L’Éducation nationale met tout en œuvre pour repérer et contrer toute tentative de dérive sectaire en milieu scolaire. Une circulaire publiée en 2012 précise le cadre et les moyens d’action des différents acteurs (enseignants, inspecteurs, directeur académique, conseiller du recteur chargé de la prévention des phénomènes sectaires) .
L’Éducation nationale siège également dans les réunions consacrées à la prévention et à la lutte contre les dérives sectaires placées sous l’égide des Préfets, avec l’appui de la Miviludes, et auxquelles contribuent les services de la protection de l’enfance, les élus, les associations, ainsi que les autres services de l’État.
S’agissant des élèves, la perte des chances éducatives peut être considérée comme une atteinte au droit fondamental de l’enfant à une instruction (qu’elle soit délivrée par l’école publique, privée sous contrat, un établissement privé hors contrat ou dans le cadre familial ) et à son droit de bénéficier d’une formation permettant d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. 
À l’instar de la prévention de la radicalisation, les autorités publiques ont défini des indicateurs, ou signaux, afin d’aider les professionnels à identifier et repérer les processus d’embrigadement. Parmi ces indices, figurent : l’isolement et la désocialisation, les atteintes physiques, les régimes alimentaires carencés, la rupture d’un suivi thérapeutique ou la privation de soins, l’absentéisme récurrent, la dés-instruction, les changements importants dans le comportement de l’élève, les discours stéréotypés et l’absence d’expression autonome.

Les francs-maçons doivent œuvrer, partout où cela est possible (réseaux associatifs, fédération des parents d’élèves, DDEN…), pour que l’école de la République demeure un idéal de transmission d’une culture commune et un lieu de formation du citoyen instruit et éclairé, tel que le souhaitait Condorcet. Elle doit rester le « creuset commun » dans lequel la République forme des républicains. »

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Une réflexion au sujet de « La Franc-Maçonnerie et l’Anthroposophie »

  1. Je crois rêver ! Après un bon début d’article, on connait maintenant tous ce que sont les écoles steiner, on nous dit que l’éducation nationale veille à déceler les sectes! j’aimerais en avoir la preuve; il n’y a pas si longtemps, j’ai dénoncé l’attitude d’un IA félicitant les écoels privées (il s’agissait d’écoles près de Saint-Menoux dans l’Allier), une école steiner. Qu’un IA puisse dire cela sans retenue est un peu fort. d’autres part, où en est la Miviludes? on le sait? La Franc-Maçonnerie? veiller aux sectes? il n’y a pas d’association plus spiritualiste que la franc-maçonnerie (après 15 ans de f-m, j’ai quitté, n’en pouvant plus de cette hypocrisie, de cette religiosité et de ces étroitesses d’esprit). Non, ce n’est pas sérieux !

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