LA BIODYNAMIE AU RISQUE DE L’EUROPE

sommaire

LA BIODYNAMIE   AU   RISQUE …  de L’EUROPE ! et des réglementations

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La vache folle remet en cause la préparation de certaines « 500 »

de pure alchimie, les « 500 » devront se justifier comme de vulgaires « biostimulants »

leur fabrication cataloguée « Traitement et élimination des déchets non dangereux (3821Z) » ?

 

DOUBLE LANGAGE Imaginez un honorable fonctionnaire européen, auquel un anthroposophe présente sa “préparation bouse de corne”: Pour le fonctionnaire, “c’est un lisier”…avec des micro-organismes. “Donc sans doute un “biostimulant ?”

Pour l’anthroposophe, au contraire il s’agit d’une préparation ayant concentré à l’intérieur d’une corne de vache des forces éthériques et astrales, affluant du cosmos et de la terre. (il ne s’intéresse guère aux micro-organismes, dont les 500 millions par gr. auraient donné leur nom au produit alchimiquement « transsubstantié »).

Comment  pourrait-il faire entendre les prétentions de Steiner,<—ICI pour lequel, par exemple, la « 504 », administrée à un fumier, a pour effet de donner “à ce fumier une sensibilité, j’ai bien dit une sensibilité, de sorte que le voilà maintenant comme doué de raison et qu’il ne permet pas que quelque élément que ce soit se décompose mal, laisse l’azote s’en aller etc… En ajoutant cet ingrédient au fumier, justement, on rendra celui-ci raisonnable, il n’y a pas d’autre mot, et notamment on le mettra en mesure de rendre également raisonnable la terre à laquelle on l’incorpore, si bien qu’elle prendra tel ou tel caractère individuel en fonction précisément des plantes que l’on veut y cultiver. En adjoignant au sol cette préparation d’ortie dioïque, on pourra véritablement le mettre à la raison.« 

Le dialogue de sourds pourrait effectivement commencer ainsi aux instances européennes…En effet, l’utilisation en agriculture des micro-organismes et des biostimulants  se développe fortement dans le monde<—ICI.

Ces technologies peuvent jouer un rôle décisif sur les économies d’intrants (azote, phosphore,…)<—ICI donc sur les économies d’énergie, mais aussi sur la qualité alimentaire des productions, le respect de l’environnement et en particulier des ressources en eau. Ils peuvent :

  • participer à la structuration du sol,
  • minéraliser la matière organique,
  • fixer l’azote atmosphérique,
  • solubiliser le phosphore pour le rendre assimilable par la plante,
  • oxyder le soufre,
  • « chélater » le fer, et bien d’autres fonctions….

Ils jouent un rôle clé dans l’amélioration de la résilience face aux stress environnementaux.<—ICI D’autres sont aussi les prédateurs naturels de certains pathogènes responsables de maladies (Biocontrôle, agent de lutte biologique).

Depuis une dizaine d’années, le marché fourmille de produits visant à améliorer les fonctionnalité des sols et des plantes, donc aux vertus différentes de celles prêtées aux engrais ou aux spécialités “phytopharmaceutiques” , comme le montre clairement une étude de RITTMO,<—ICI (un centre de recherche spécialisé dans les domaines de la fertilisation et de l’agro-environnement) :

Il semble que les préparats biodynamiques, dépouillés de leurs attributs ésotériques,  entrent dans cette catégorie.

Le lobby anthroposophique suit de près<—ICI cette question de nomenclature, à la virgule près : “dans les derniers projets en cours, les préparats seraient maintenus dans le corps du texte et non pas dans les annexes comme cela semblait le cas. Ce qui resterait un élément important. A suivre au printemps prochain avec la version définitive.

Force est de constater, comme le fait Ludovic FAESSEL de RITTMO<—ICI , qu’il existe une controverse liée à l’efficacité des produits de stimulation, qui vient principalement du fait :

  • Que certains produits mis en marché ont une efficacité variable en raison de la forte influence de facteurs (environnementaux, physiologiques, etc.) qui sont mal étudiés ou mal pris en compte lors de l’application
  • Qu’il existe un décalage entre les revendications (« marketing » fort), les attentes des utilisateurs, et les effets réellement observés. Ce décalage pouvant être relié à un mauvais positionnement réglementaire du produit et mauvaise communication.

Et il conclut à la nécessité d’une procédure d’évaluation de l’efficacité harmonisée et de fixer des exigences en matière d’évaluation des bénéfices intégrant l’efficacité globale.

D’ailleurs, ajoute RITTMO, une méthode d’évaluation des biostimulants<—ICI est actuellement en cours de rédaction au sein d’un groupe joint entre la CEB (Commission des essais biologiques) et RMT (Réseau mixte technologique -Fertilisation Environnement), méthode indispensable afin de ne pas légaliser des produits inefficaces qui continueraient d’alimenter la controverse sur l’efficacité.

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Je renvoie ici le lecteur non passionné par les questions juridiques réglementaires à la page que je leur ai consacrée <—ICI

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Les anthroposophes devraient donc déposer un dossier d’évaluation<—ICI au département des produits réglementés à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail).  L’évaluation n’est pas si simple et courte !!  (Le  Guide pour la Constitution des Dossiers de Demande d’Homologation Matières Fertilisantes – Support de Culture est disponible sur www.anses.fr.)

Car, il ne s’agit pas seulement d’éviter, comme ils disent, “une procédure longue et coûteuse” : comme tout le monde, ils doivent apporter des éléments à l’agence<—ICI d’évaluation, sur la caractérisation, la stabilité, l’homogénéité mais aussi l’innocuité et l’efficacité !

Nous ne voulons surtout pas rentrer <—ICI dans des catégories qui nous imposeraient un passage par une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ou un classement en PNPP [préparations naturelles peu préoccupantes]: procédures lourdes et coûteuses”.

Certes, la bouse de corne pourrait tenter de jouer sur une dérogation autorisant la mise sur le marché sans autorisation préalable et qui concerne:

des produits organiques bruts ou des supports de culture d’origine naturelle, obtenus à partir de matières naturelles sans traitement chimique et qu’ils constituent des sous-produits d’une exploitation agricole ou d’un établissement non agricole d’élevage ou d’entretien des animaux”.

Reste l’aspect “microbien” d’un produit organique difficile d’ailleurs à qualifier de “produit brut” puisque composté 6 mois : cela risque bien d’inquiéter les spécialistes de l’homologation, ne serait-ce que pour garantir la constance de la production.

Les anthroposophes se sont donc vus demander les détails de l’élaboration de la bouseen lien avec le règlement 1069/2009 ci-dessus. Des échanges sont en  cours avec la DGAL. Le Ministère de l’Agriculture nous demande un     texte présentant nos pratiques (guide sur l’élaboration des préparations biodynamiques) et un autre document sur nos demandes  pour élaborer nos préparats [cette redondance est dans le texte NDLR] afin que nous soyons en conformité avec le règlement ci-dessus”.

Et là, nos anthroposophes se font violence en offrant d’aller jusqu’à  quelques concessions, dont l’évidence manifeste à quel point ils se situent dans un autre monde que le réel. “C’est sur ce dernier point que nous devons nous positionner<—ICI: jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour un « agrément » par le Ministère : local adapté aux normes d’hygiène ?, gants à usage unique ?, récipients dédiés ?, récupération des enveloppes animales après utilisation? ,traçabilité, tenue de registre? , etc.

Dans nos contacts avec le Ministère, nous demandons que les règles soient les plus simples possibles.

MAIS POURQUOI SERAIENT-IlS TRAITÉS DIFFÉREMMENT que les autres producteurs de biostimulants ? Même s’il est douloureux de voir une préparation “révélée par les dieux”, classée comme un vulgaire “produit” et jugée par un fonctionnaire matérialiste exigeant des preuves…
Et pourquoi le danger de ces pulvérisations -même diluées- d’agents microbiens n’attirerait-il pas l’intention des spécialistes de l’ANSES, (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ?  “Le principe général qui sera appliqué pour le processus de délivrance des AMM sera de n’accorder l’autorisation de mise sur le marché d’une matière fertilisante, d’un support de culture ou d’un adjuvant que si, pour tout ou partie des effets, cultures ou familles de cultures et conditions d’emploi revendiqués, le résultat de l’évaluation révèle son absence d’effet nocif sur la santé humaine, la santé animale et sur l’environnement et son efficacité au regard des effets revendiqués dans les conditions d’emploi prescrites. Dans ce cadre, l’autorisation sera alors délivrée uniquement pour les revendications (effets, cultures ou familles de cultures et conditions d’emploi) respectant ces exigences, en intégrant dans la décision les restrictions d’utilisation, les mesures de gestion des risques appropriées et les éventuelles demandes d’informations complémentaires à soumettre dans le cadre de l’autorisation du produit. »

Pour la “silice de corne”, les difficultés seront peut-être encore plus grandes pour revendiquer le statut (exonérateur d’homologation)  de “sous-produits d’une exploitation agricole” ! Car il s’agit de quartz traité par un broyage industriel très puissant, de sorte à obtenir un aspect de farine ultra fine.

Il devrait être quasi impossible aux anthroposophes de faire homologuer l’effet « biostimulant » de leur « silice de corne », car eux-mêmes reconnaissent <—ICI que son action, à effet « d’équilibrage », peut-être soit accélératrice, soit frénatrice de l’activité végétative : selon René Becker (Biodyvin) « l’idée que la silice favoriserait la croissance végétative est erronée », il faut intervenir, par une démarche spirituelle, au bon moment, lorsque la plante est disposée !

Enfin, l’homologation pourra-t-elle négliger le danger pour l’usager, de traitements susceptibles d’engendrer la silicose, comme son nom l’indique, bien que la phase liquide soit certes moins active de ce point de vue ?

Comment ne pas voir, avec quelque inquiétude, dans la BD « Les Ignorants », d’Étienne Davodeau, les deux héros pulvériser, sans la moindre hésitation, les vignes au milieu d’un nuage de silice, respiré à plein nez !

D’autre part, comment oublier que les résultats négatifs publiés par l’ESA d’Angers, <—ICI n’ont pu mettre en évidence des effets avantageux de stimulation végétale ? ce qui aurait permis de diminuer les quantités de bouillie bordelaise nécessaires à la lutte contre le mildiou de la vigne ?

Voilà bien mal augurer de l’homologation de ce “biostimulant” tellement prisé des anthroposophes fidèles de Steiner, qui y voyaient “une pulvérisation de lumière”! Et dont ils tentent de sauvegarder<—ICI -timidement–un certain caractère « vitalisant » : « Malgré leur effet positif sur la vitalité de la vigne, les préparations biodynamiques ne peuvent pas remplacer une protection des plantes effectuée selon les recommandations usuelles, estime le FIBL, mais seulement la soutenir. Le recours aux préparations biodynamiques ne permet pas de réduire totalement les fongicides.« 

Les anthroposophes n’évoqueront certainement pas, pour se faire homologuer, les conseils suivants de cette fondue d’astrologie viticole: “Je vous ai conseillé de ne pas positionner de 500 au printemps. Je pense que c’est toujours d’actualité, en réponse justement à cette gestuelle centrifuge, y compris le contexte cryptogamique. Vous avez pour la plupart positionné 1 à 2 silice de corne (501) C’est très bien. Vous pouvez très bien en positionner une nouvelle, plutôt le soir / concentrant l’énergie centripète dans les racines, en allant chercher des impulsions de JUPITER et/ou SATURNE, de façon à renforcer la dynamique de concentration. Refréner les impulsions des planètes rapides (LUNE, MERCURE et VENUS) qui dynamisent les énergies de pousse active. La semaine prochaine, l’opposition SOLEIL / SATURNE serait un bon compromis (vous avez aussi VENUS qui est en opposition à ce même moment, alors faites votre passage en conscience, et focus sur ce que vous souhaitez apporter comme dynamique avec votre Esprit créateur ) La 501 joue pour l’optimisation de la photosynthèse et de la protéosynthèse via le PROCESSUS SILICE, elle vous préservera des attaques cryptogamiques”.

Je n’oublie pas, pour autant, les arguments curieux,<—ICI d’un produit quelque peu concurrent SILICROPS (mais sans référence ésotérique !), selon lequel les cristaux de silice déposés sur les feuilles repousseraient les insectes en les piquant, et en leur coupant l’appétit et la digestion !

Dernier problème : la distribution des préparats, comme l’ont bien vu les anthroposophes : « La distribution. Rien n’est réglé pour cette question. Il faut rappeler que la vente, ainsi que l’échange, même à titre gratuit, sont considérés comme de la mise en marché. L’échange et la mise en marché des préparations biodynamiques à base de bouse de vache sont soumis à la règlementation suivant procédure de la norme HACCP. Elle demanderait des analyses bactériologiques sur les salmonelles et les entérocoques ».

C’est l’association « Biodynamie Service » qui s’est chargée de fabriquer et distribuer les préparats. Son classement administratif <—ICI « traitements et élimination des déchets non-dangereux » est bien significatif du trouble des officiels devant ce genre de produits <—ICI:  ! Car l’association, qui n’est pas une déchèterie, vend des « bio-stimulants, de la formation et des matériels (y compris des pulvérisateurs en INOX, bien que seul le cuivre soit recommandé , « parce qu’en accord…avec Vénus <—ICI»). Or, depuis 2009, il faut une autorisation ministérielle pour ces préparations : Décret n° 2009-792 du 23 juin 2009 relatif à la mise sur le marché de PNPP«« Art.R. 253-87.- III. ― Toute personne réalisant, en vue d’une cession à titre onéreux, une préparation naturelle peu préoccupante ainsi autorisée doit en faire la déclaration auprès du ministre chargé de l’agriculture. Un arrêté de ce ministre fixe les conditions dans lesquelles il est procédé à cette déclaration ainsi que son contenu.

AUX DERNIÈRES NOUVELLES (NOV 2017) Les PNPP dont la reconnaissance pleine et entière traîne depuis 11 ans font parties des alternatives aux pesticides du domaine publique. La loi (LAAF du 13 octobre 2014, complétée par l’arrêté du 27 avril 2016) prévoit de classer des substances d’origine végétales, animales et minérales en biostimulants selon une liste tenue à jour par la ministre de l’agriculture. Cette liste est aujourd’hui tellement petite qu’elle exclue de fait la majeure partie de ces substances qui sont utilisées sur le terrain pour limiter et parfois supprimer les pesticides de synthèses la bouse ou la silice ne sont pas citées !(…)« Les substances qui figurent dans l’arrêté ne correspondent pas vraiment à ce qu’on utilise », relevait Jean-François Lyphout de l’Aspro-PNPP, une association luttant pour la reconnaissance de ces préparations naturelles. « Certes, il y a l’ail, l’ortie, la sauge… Mais on ne trouve par exemple aucune substance d’origine minérale ou animale comme le petit lait. Tout n’est donc pas réglé. »

S’ADAPTER … JUSQU’À LA TRAHISON DE L’ORTHODOXIE ?

Les anthroposophes en relation avec le Ministère ont découvert<—ICI au moment de l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite « vache folle » que « l’utilisation du mésentère et des intestins de vache n’est pas possible car ils sont considérés comme MRS (Matériaux à Risques Spécifiés de catégorie 1). Seuls les organes de substitution sont autorisés pour le moment. Une demande de dérogation pour utiliser le mésentère et les intestins de vache serait envisageable lors de la révision du règlement européen sur les sous-produits animaux. Cela dépendra aussi des catégories définies dans ce futur règlement (catégorie 1 interdite, catégorie 3 utilisable)”.

Il y avait aussi un problème avec les cornes, impossibles à sortir des abattoirs (sauf pour les établissements agréés). Leur enfouissement dans une parcelle interdit celle-ci aux animaux domestiques, durant 3 mois.

L’intestin grêle de vache était interdit , car “matériel à risque spécifié” (MRS), alors qu’il est indispensable à la fabrication de la préparation 503 : on y laisse fermenter les fleurs de camomille. Son effet serait de  stabiliser et régulariser l’azote dans le compost et de stimuler les micro-organismes du sol.

Le crâne d’animal domestique (ou d’un ruminant, vache mouton, ou chèvre) était également interdit comme MRS : il est indispensable à la fermentation des écorces de chêne, dans l’élaboration de la 505, supposée doté d’un “pouvoir de guérison, en rapport avec le calcium et l’exubérance excessive”.

Enfin le “mésentère de vache” [excusez du peu, c’est aussi la “fraise” des charcutiers et la base de…notre chère andouillette !] avait été encore catalogué MRS, et difficile à sortir des abattoirs. Il est indispensable à la fermentation de la fleur de pissenlit pour l’élaboration de la 506, recommandée pour favoriser les processus de la potasse et du calcaire.. “et finalement ceux de l’azote” !

QUE FAIRE ALORS ?

Le respect des instructions précises révélées par le Maître devenant impossible, un moratoire s’imposait pour le moins…

Que pensez-vous qu’il arriva ?

Les anthroposophes  s’autorisèrent alors une manipulation incroyable des textes sacrés :

au lieu d’un crâne d’animal domestique, on pourrait utiliser … le crâne de cheval ou de porc (sans doute domestiqué à la maison comme un chat ?)

au lieu de l’intestin grêle de vache, on pourrait utiliser l’intestin de porc ou de cheval (et leur texte modificatif précise “animaux non-ruminants”, donc sans rien de commun avec la vache ruminante prescrite par Steiner).

au lieu du mésentère de vachechéri de l’andouillette- le péritoine de vache conviendrait maintenant parfaitement !

[A noter que, depuis 2016<—ICI -nouvelle apparition d’ESB dans les Ardennes- le mésentère de vache est à nouveau interdit POUR CINQ ANNÉES ainsi que les 4 derniers mètres de l’intestin grêle]

Quoi qu’il en soit, arrêtons-nous quelques instants pour mesurer l’ampleur de « l’inversion de pensée » de ces gens qui, depuis près d’un siècle, tentaient d’extraire par de savantes exégèses la substantifique moelle des textes de Steiner, lus au plus près et de la façon la plus littérale (*).

Or voici qu’ils décident –sans la moindre expérimentation préalable, fût-elle d’ordre spirituel– de TOUT changer.

Alors que des propositions de fermentation dans des végétaux, <—ICI par la célèbre Maria Thun, assorties d’expérimentations réussies, ont été refusées avec hauteur, entraînant des divisions chez les disciples ! On comprend combien l’interprétation de la gnose est entre les mains de « gardiens » sourcilleux : où iraient-ils si chacun interprétait à sa façon ?

Toute la tradition orthodoxe biodynamique pourrait donc être remise en cause à seule fin de …perdurer ? Que penser alors du statut de « révélation par les dieux » accordé aux prescriptions du Maître ?

La seule explication qui viendrait à l’esprit, c’est que les dirigeants ne croient pas au caractère sacré des “révélations” de Steiner, aujourd’hui pas plus qu’ils n’y croyaient auparavant.

À chacun d’en juger ou de chercher une autre explication. Que cette adaptation, aussi brutale qu’irrespectueuse, aux exigences européennes face à l’ESB, puisse ouvrir les yeux à tous ceux, bien naïfs et pleins de foi, qui ont tenté de mettre en pratique les moindres exigences prescrites à la lettre par les anthroposophes : choix exact des organes où fermenteront les matières désignées, méthode et durée précises des dynamisations, calendriers planétaires impératifs, et tant d’autres … Je leur adresse toute ma compassion et mes encouragements à s’interroger maintenant et à demeurer l’œil ouvert !

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(*) Consultez par exemple l’étonnante gymnastique intellectuelle<—ICI de cet anthroposophe américain tentant de faire dire au texte sacré la meilleure méthodologie d’incinération des “poivres” devant éliminer adventices et autres espèces indésirables.